Tous les coeurs sont orphelins

 

 

 

Poème d’Hubert Haddad mis en image par Jorge Amat

tous les cœurs sont orphelins

1- tous les cœurs sont orphelins 2

âme tu es l’unique obstacle à la matière

SONY DSC

archet grinçant aux voutes stellaires

tandis que les anges laissent courir leurs doigts

sur l’échelle musicale

 

3- archet grinçant aux voutes stellaires tandis que les anges laissent courir leurs doigts sur l'échelle musicale

dormez enfants sans lieu

la tête sur un fragment d’étoile

SONY DSC

vous rêverez de Jacob et du Puits du serment

l’échelle est une harpe vaste comme les cieux

 

5- vous rêverez de Jacob et du Puits du serment l'échelle est une harpe vaste comme les cieux

le soleil se lève sur les images pieuses

ces tableaux d’obscure lumière où nichent

des yeux de chair

6- le soleil se lève sur les images pieuses ces tableaux d'obscure lumière où nichent des yeux de chair

qui suis-je, filles de l’entendement

les racines de l’air pourrissent autour de moi

7- qui suis-je, filles de l'entendement les racines de l'air pourrissent autour de moi tout pays m'est étranger comme au revers des lunes

tout pays m’est étranger comme au revers des lunes

8-tout pays m'est étranger comme au revers des lunes 16-9

qui suis-je, filles de l’entendement

les racines de l’air pourrissent autour de moi

tout pays m’est étranger comme au revers des lunes

9- j'erre sans fin sous les feux tournoyant où sont tissées avec une science d'araigne   les grandes broderies de la réalité

tous les cœurs sont orphelins

âme tu es l’unique obstacle à la matière

archet grinçant aux voutes stellaires

tandis que les anges laissent courir leurs doigts

sur l’échelle musicale

dormez enfants sans lieu

la tête sur un fragment d’étoile

vous rêverez de Jacob et du Puits du serment

l’échelle est une harpe vaste comme les cieux

le soleil se lève sur les images pieuses

ces tableaux d’obscure lumière où nichent

des yeux de chair

qui suis-je, filles de l’entendement

les racines de l’air pourrissent autour de moi

tout pays m’est étranger comme au revers des lunes

j’erre sans fin sous les feux tournoyant

où sont tissées avec une science d’araigne  

les grandes broderies de la réalité

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